L'ÂME (1)/ The SOUL
Chapitre 6
L’Âme : Nous avons un corps et même plusieurs comme on l’a vu mais ils sont tous au service de ce que nous sommes vraiment : une Âme incarnée.
On a vu que l’Homme est triple par nature
· Une étincelle divine ou unité de VIE
· Une Âme ou unité de conscience
· Une personnalité ou unité de matière
Du pont de vue vibratoire l’Âme est essentiellement LUMIERE. Tel le soleil physique elle répand cette lumière dans l’obscurité de la Matière. Elle projette jusqu’au cerveau sa lumière afin d’illuminer la voie.
L’Âme n’est ni Esprit, ni Matière mais l’intermédiaire, la médiatrice entre les deux, l’unité qui justifie leur mariage. Elle est le fils de la rencontre. Le produit de l’attraction magnétique de la Monade pour l’entité humaine. Elle s’incarne pour transformer le fils de l’homme en fils de Dieu.
L’Âme spirituelle de l’Homme, qui n’est qu’un des aspects de l’Âme universelle, est encore inconnue sauf pour ceux qui ont fait, au fil de leurs efforts évolutifs, l’expérience consciente de sa Réalité, s’étant rapprochés, grâce à elle, de leur « Dieu Intérieur ». Pour les autres c’est une croyance plus ou moins assimilée aux fantasmes de l’imagination humaine en proie au mal de vivre.
Pourtant ce n’est pas un vague concept religieux ou métaphysique ; c’est une réalité qui ne peut être comprise que sous l’angle de l’énergie. Elle n’appartient pas au monde de la matière objective donc elle n’est pas soumise au caractère linéaire et concret de l’espace – temps.
C’est l’étincelle de Vie et de Conscience qui conditionne toute créature vivante. En nous elle pèse 125 grammes !
C’est un centre irradiant, magnétique, capable d’attirer tout ce dont elle a besoin pour sa propre évolution.
C’est un créateur de formes et c’est elle qui crée ses véhicules : nos corps inférieurs qui lui serviront d’habitacle. C’est elle qui sait quelles formes nous serviront au mieux pour ce voyage temporaire ici-bas. Elle sait à quel moment il est préférable que nous nous incarnions et l’heure à laquelle elle retirera l’énergie de nos formes qui avaient été construites pour ce trajet précis C’est elle qui nous anime.
Elle est notre conscience, c’est elle qui nous rend conscients de Dieu, des autres, du groupe, de nous-même.
Elle est ce principe d’intelligence qui garde tout cohérent bien loin de l’hérésie de la séparativité.
Elle est le canal pour la lumière qui descend du ciel sur la terre. Elle inspire l’esprit pour l’expirer dans la personnalité.
Elle est le principe qui informe, qui donne à l’apparence, à la forme, sa qualité. Elle est la qualité manifestée. Les vibrations, les couleurs, les caractéristiques dans tous les règnes sont les caractéristiques de l’Âme.
Elle a un plan. Elle doit rédempter la matière. Pour le faire, elle va la pénétrer de son amour mais elle ne peut le faire tant que la matière ne souhaite pas être pénétrée. Donc c’est à nous, sa forme, de l’en prier.
L’énergie qui jaillit de notre Âme est ce que nous appelons l’Amour. Aussi peut-on dire qu’elle est le Principe Christique en nous.
En étudiant le corps émotionnel et le plan 6, réflexion du plan 4 sur lequel elle se tient, on a compris qu’il est une forme d’Âme pour la personnalité. D’ailleurs longtemps, on prend le désir pour l’amour. De même on peut dire que le corps énergétique a fonction d’Âme pour notre corps physique puisque c’est lui qui l’anime. Les qualités de l’eau sont, dans le monde matériel en correspondance avec les qualités de l’Âme spirituelle (solidarité, fusion, cohérence, non-séparabilité, sensibilité, inclusivité, protection, plasticité, magnétisme c’est une entité subjective). C’est notre Âme animale.
Notre Âme spirituelle, celle qui vit sur les hauteurs du mental, est un réseau magnétique et lumineux qui s’exprime à travers une sensibilité plus haute, le pouvoir d’inclure plus d’information et de mémoire ; il est porteur de l’énergie de GROUPE.
L’Âme universelle est UNIQUE, c’est l’Amour Intelligent, l’Amour avec un très grand A. Elle est génératrice d’intuition mais elle se manifeste en tout, dans une multiplicité de formes. On peut la voir comme la guirlande de Noël : la source est unique mais la lumière qui passe à travers les ampoules peut sembler différente. Ça ne dépend que de l’état de l’ampoule, transparente ou opaque, rouge ou bleue, propre ou sale. Nous sommes tous UN et en même temps nous nous présentons comme des individus isolés. Certains émettent 15 watts, d’autres 30, et d’autres 100, 150 ou plus. Chacun de nous émet plus ou moins de lumière. Est plus ou moins rayonnant. Si l’on considère la lumière, l’expérience est Unique, la même pour tous, mais si on considère la guirlande, nos mémoires rendent chaque ampoule plus ou moins différente et unique.
Ce que l’on émet n’est que le reflet de nos niveaux de conscience différents, ou, pourrait-on dire, l’expression de nos niveaux d’amour.
Certains n’émettent rien. Peut-être n’ont-ils jamais encore été branchés ou sont-ils temporairement débranchés.
L’Âme est le transformateur de l’Esprit.
Derrière tout ce que l’on voit, existe cette grande force lumineuse responsable de toute cohésion, de tout progrès. C’est ce qu’on appelle l’« anima mundi », l’Âme du Monde. La Monade active la conscience physique dans le règne minéral, la conscience émotionnelle dans le règne végétal, la conscience mentale inférieure dans le règne animal. Un jour vient où l’animal est prêt à s’individualiser et à même d’être impressionné par la conscience causale. L’animal alors devient un humain et son Âme individuelle ne le lâchera plus jusqu’à ce qu’il passe un jour, à force d’expansions de conscience dans le règne spirituel.
Notre Âme individuelle, cette étincelle physique de l’Âme universelle qui s’ancre en chacun d’entre nous s’appelle le corps causal, c’est le corps de l’Ange Solaire qui aide chaque homme, dans la mesure où le libre arbitre le lui permet, à acquérir peu à peu, de plus en plus de conscience. Il est lié à la glande pinéale par une corde tout comme l’enfant l’est à la mère par le cordon ombilical. C’est dire s’il nous nourrit.
Dans cet enseignement du Maître Tibétain, l’Ange Solaire s’appelle AUGOEIDES. C’est l’Être qui fait de nous un Humain. Il ne s’incarne pas dans un corps animal. Il est individuel, ne peut être attribué à quelqu’un d’autre. Il a la charge de l’évolution d’un individu précis, à qui, tout au long du sentier, il va ouvrir la voie. On peut le voir comme le berger qui ramène la brebis égarée au bercail. C’est sans doute de là qu’est née la notion d’Ange Gardien qui nous protège et nous guide tout au long de la vie.
Les mystiques l’appréhendent par leur idéalisme et leur dévotion dès le niveau 48 : 3 mais son état de conscience ne peut être compris et encore de façon sporadique avant que l’individu n’ait atteint le niveau de conscience 47 5. Quand la Monade aura pénétré la Matière au point de fusionner avec la personnalité intégrée, ce corps causal qui s’est sacrifié pour rendre cette fusion possible voit sa mission accomplie et il pourra se dissoudre. Plus exactement se fondre en l’Esprit.
En attendant on pourrait dire que durant l’incarnation, le corps causal a deux enveloppes : la grande enveloppe causale en contact avec l’Esprit lui-même, qui vit sur son propre plan, le plan Bouddhique ou intuitionnel et la plus petite enveloppe qui serait comme son habit de plongée dans la matière, les combinaisons qu’il crée pour les utiliser tout en les éclairant et qui forment la Personnalité (les enveloppes physique, éthérique, émotionnelle et intellectuelle).
Quand l’incarnation prend fin et que les enveloppes de la personnalité se dissolvent alors ce corps causal retourne dans son enveloppe causale, où elle garde précieusement et précisément les traces de ce qui a été acquis, les « germes » éthérique, émotionnel, intellectuel où sont mémorisés tous les éléments de l’expérience qui a été vécue. Et ceci, jusqu’à ce qu’elles reconstruisent ces corps matériels, enrichis des leçons acquises à l’école de la vie et les projettent, munis d’un carnet de route parfaitement adapté, dans une incarnation nouvelle, afin que l’enseignement se poursuive.
Cette Âme humaine spirituelle qui est la coquille protectrice de l’atome mental (47 : 1) se tient à peu près à 50 centimètres derrière l’organisme, c’est-à-dire derrière les autres enveloppes, éthérique, émotionnelle, mentale qui sont ses véhicules en quelque sorte. L’enveloppe émotionnelle, pour qui peut voir son aura, donne des indications sur le but de cette incarnation particulière. Elle est d’un certain département, d’un certain rayon, parfaitement appropriée à l’expérience qui vient être vécue, et stables en général pour le temps imparti. Le département va dépendre de la loi de la destinée, du stade karmique atteint, des leçons antérieurement apprises, des leçons qui restent à apprendre, du meilleur service à rendre, des qualités à acquérir, des dons à utiliser etc. En général les politiciens appartiennent au 1er département, les philosophes, les enseignants, les guérisseurs au 2ème, les grands psychologues au 3ème, les artistes en peinture, musique, littérature au 4ème, les scientifiques au 5ème, les religieux, les grands idéalistes au 6ème et les financiers au 7ème.
Ces deux Âmes (spirituelle et humaine) voyez-les comme Castor et Pollux. L’une est le modèle parfait à reproduire, l’autre est la partie de ce modèle descendue aux enfers pour expérimenter comment y parvenir.
Longtemps passive et inactive, vide et terne, noyée dans nos ténèbres, cette Âme, d’expérience en expérience, grandit et devient de plus en plus lumineuse au fur et à mesure de l’expansion de notre conscience. Elle finit par briller. Et par se colorer, elle se teinte de rose quand on est à même de démontrer une affection impersonnelle, de jaune quand on fait preuve d’intelligence. De bleu, si nous parvenons à manifester dévotion et admiration, de vert si nous manifestons de la sympathie, de violet si notre aspiration est grande.
Nous sommes forcément à des niveaux de développement spirituel différents. C’est dû à l’âge de notre corps causal. L’ésotériste suédois Laurency dit que la majorité des gens qui sont passés du règne animal au règne humain il y a 21.000 ans en sont encore au stade de la barbarie. Que d’autres vieilles Âmes se sont causalisées sur d’autres planètes, dans un autre système même peut-être. ; Yogananda rapporte beaucoup de détails précis dans le chapitre 43 de son Autobiographie d’un Yogi. Ceci expliquerait les visions de la vie très différentes que nous pouvons avoir, en dépit de notre éducation ou de nos diplômes universitaires. Tant que la communication n’est pas établie, dire : « Bien que, je ne sois pas consciente encore dans mon enveloppe causale, je suis une Âme potentiellement VIVANTE » est un mantra qui donne de l’espoir.
Le sens des Responsabilité que vous ressentez, est le premier signe qu’elle vous donne de sa présence en vous.
La JOIE en est un autre car c’est son état naturel. C’est d’elle que nous tenons la nôtre.
Le bonheur est un état d’être de la personnalité forcément difficile à ressentir en permanence, puisque la vie est mouvement perpétuel, duel et changeant sans arrêt. Aussi ne peut-il être que superficiel et transitoire.
La BÉATITUDE est l’état d’être de l’esprit encore peu expérimenté.
Savoir, par exemple, que nous avons tous ce corps causal, qu’en réalité nous sommes lui, et que tous, un jour nous vivrons en tant qu’Âme incarnée, que tous nous serons libérés et entrerons dans l’Unité peut être est source de grande joie. Et cette joie n’a rien à voir avec une satisfaction astrale. C’est un état d’être permanent, garant de sécurité et donc de sérénité. Lorsque l’on cesse de résister à ce qui est et qu’avec gratitude on accueille avec foi ce qui vient, sachant que l’Âme ne veut que notre bien, on ne peut ressentir qu’une paix immense.
Comme si l’Âme nous élevait au-dessus de toute dualité et nous libérait de toute dépendance aux formes. Nous nous pensons comme ceci, comme cela et nous nous identifions à ce que nous croyons être, mais toute impression, toute identification est transitoire et sans réalité pour une Âme libérée. Être est non duel, L’Âme est non duelle. Soyez qui vous êtes vraiment et votre monde changera. Vous n’avez rien à changer. Rien à ajouter. Vous êtes une Âme, vous êtes assez. Nous avons juste à brûler nos personnalités au grand feu de joie de l’Âme afin qu’elle puisse illuminer nos personnes alitées. Et pour y parvenir la seule chose à améliorer est notre façon d’Aimer. Car c’est sans doute à travers la pureté de notre façon d’aimer que nous vérifions au mieux où nous en sommes, à quel point nous vivons, enfin, en elle comme elle vit en nous depuis toujours.
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The SOUL
THE SOUL : We have a body but we are a Soul . Our different bodies are Its instruments . So in fact we weight 125 grs!
We have seen that Man is triple by nature
· A divine spark or unit of LIFE
· A Soul or unit of consciousness
· A personality or unit of matter
From a vibrational perspective, the Soul is essentially LIGHT. Like the physical sun, it spreads this light into the darkness of Matter. It projects its light to the brain in order to illuminate the way.
The Soul is neither Spirit nor Matter, but the intermediary, the mediator between the two, the unity that justifies their marriage. She is the son of the encounter. The product of the Monad's magnetic attraction for the human entity. She incarnates to transform the son of man into the son of God.
The spiritual Soul of Man, which is only one aspect of the universal Soul, is still unknown except to those who have, through their evolutionary efforts, consciously experienced its Reality, having come closer, thanks to it, to their "Inner God". For others it is a belief more or less assimilated to the fantasies of the human imagination prey to the pain of living.
Yet it is not a vague religious or metaphysical concept; it is a reality that can only be understood from the perspective of energy. It does not belong to the world of objective matter, and therefore is not subject to the linear and concrete character of space-time.
It is the spark of Life and Consciousness that conditions every living creature.
It is a radiant, magnetic center, capable of attracting everything it needs for its own evolution.
She is a creator of forms and it is she who creates her vehicles: our lower bodies which will serve as her dwelling place. She is the one who knows which forms will serve us best for this temporary journey here below. She knows when it is best for us to incarnate and the hour at which she will withdraw the energy from our forms which had been built for this precise journey. She is the one who animates us.
It is our conscience, it is what makes us conscious of God, of others, of the group, of ourselves.
It is this principle of intelligence which keeps everything coherent, far from the heresy of separativity.
She is the channel for the light that descends from heaven to earth. She breathes in the spirit to breathe it out into the personality.
It is the principle that informs, that gives appearance, form, its quality. It is the manifested quality. The vibrations, the colors, the characteristics in all kingdoms are the characteristics of the Soul.
She has a plan. She must redeem matter. To do this, she will penetrate it with her love, but she cannot do so until matter wishes to be penetrated. So it is up to us, her form, to pray to her.
The energy that springs from our Soul is what we call Love. Therefore, we can say that it is the Christ Principle within us.
By studying the emotional body and plane 6, a reflection of plane 4 on which it stands, we understood that it is a form of Soul for the personality. Moreover, for a long time, we took desire for love. Similarly, we can say that the energetic body has the function of Soul for our physical body since it is it that animates it. The qualities of water are, in the material world, in correspondence with the qualities of the spiritual Soul (solidarity, fusion, coherence, non-separability, sensitivity, inclusiveness, protection, plasticity, magnetism, it is a subjective entity). It is our animal Soul.
Our spiritual Soul, the one that lives on the heights of the mind, is a magnetic and luminous network that expresses itself through a higher sensitivity, the power to include more information and memory; it carries the energy of GROUP.
The universal Soul is ONE, it is Intelligent Love, Love with a very capital L. It generates intuition but it manifests itself in everything, in a multiplicity of forms. We can see it like the Christmas garland: the source is unique but the light that passes through the bulbs can appear different. It only depends on the state of the bulb, transparent or opaque, red or blue, clean or dirty. We are all ONE and at the same time we present ourselves as isolated individuals. Some emit 15 watts, others 30, and others 100, 150 or more. Each of us emits more or less light. Is more or less radiant. If we consider the light, the experience is Unique, the same for everyone, but if we consider the garland, our memories make each bulb more or less different and unique.
What we emit is only a reflection of our different levels of consciousness, or, one could say, the expression of our levels of love.
Some are not emitting anything. Perhaps they have never been plugged in before or are temporarily unplugged.
The Soul is the transformer of the Spirit.
Behind everything we see, there exists this great luminous force responsible for all cohesion, all progress. This is what we call the "anima mundi," the Soul of the World. The Monad activates physical consciousness in the mineral kingdom, emotional consciousness in the plant kingdom, and lower mental consciousness in the animal kingdom. A day comes when the animal is ready to individualize itself and be impressed by causal consciousness. The animal then becomes a human, and its individual Soul will never let go of it until, one day, it passes, through expansions of consciousness, into the spiritual kingdom.
Our individual Soul, this physical spark of the universal Soul that anchors itself in each of us is called the causal body, it is the body of the Solar Angel that helps each man, to the extent that free will allows it, to gradually acquire more and more consciousness. It is linked to the pineal gland by a cord just as the child is to the mother by the umbilical cord. This is to say that it nourishes us.
In this teaching of the Tibetan Master, the Solar Angel is called AUGOEIDES. He is the Being who makes us Human. He does not incarnate in an animal body. He is individual, cannot be attributed to someone else. He is responsible for the evolution of a specific individual, to whom, throughout the path, he will open the way. We can see him as the shepherd who brings the lost sheep back to the fold. This is undoubtedly where the notion of the Guardian Angel was born, who protects us and guides us throughout life.
Mystics grasp it through their idealism and devotion from the 48:3 level, but its state of consciousness cannot be understood, and even then only sporadically, until the individual has reached the 47:5 level of consciousness. When the Monad has penetrated Matter to the point of merging with the integrated personality, this causal body, which sacrificed itself to make this fusion possible, sees its mission accomplished and it will be able to dissolve. Or more exactly to
Meanwhile, we could say that during incarnation, the causal body has two envelopes: the large causal envelope in contact with the Spirit itself, which lives on its own plane, the Buddhic or intuitional plane, and the smaller envelope which would be like its diving suit in matter, the combinations it creates to use them while illuminating them and which form the Personality (the physical, etheric, emotional and intellectual envelopes).
When the incarnation ends and the envelopes of the personality dissolve, then this causal body returns to its causal envelope, where it carefully and precisely keeps the traces of what has been acquired, the etheric, emotional, intellectual "germs" where all the elements of the experience that has been lived are memorized. And this, until they rebuild these material bodies, enriched with the lessons learned in the school of life and project them, equipped with a perfectly adapted logbook, into a new incarnation, so that the teaching continues.
This spiritual human Soul, which is the protective shell of the mental atom (47:1), stands about 50 centimeters behind the organism, that is, behind the other envelopes, etheric, emotional, mental, which are its vehicles in a way. The emotional envelope, for those who can see its aura, gives indications about the purpose of this particular incarnation. It is of a certain department, of a certain radius, perfectly appropriate to the experience that is to be lived, and generally stable for the time allotted. The department will depend on the law of destiny, the karmic stage reached, the lessons previously learned, the lessons that remain to be learned, the best service to be rendered, the qualities to be acquired, the gifts to be used, etc. In general, politicians belong to the 1st ray, philosophers, teachers, healers to the 2nd, great psychologists to the 3rd, artists in painting, music, literature to the 4th, scientists to the 5th, religious people, great idealists to the 6th and financiers to the 7th.
These two Souls (spiritual and human) think of them as Castor and Pollux. One is the perfect model to be reproduced, the other is the part of this model descended into hell to experiment how to achieve it.
Long passive and inactive, empty and dull, drowned in our darkness, this Soul, from experience to experience, grows and becomes more and more luminous as our consciousness expands. It ends up shining. And by becoming colored, it is tinged with pink when we are able to demonstrate impersonal affection, yellow when we demonstrate intelligence. Blue, if we succeed in showing devotion and admiration, green if we show sympathy, violet if our aspiration is great.
We are necessarily at different levels of spiritual development. This is due to the age of our causal body. The Swedish esotericist Laurency says that the majority of people who passed from the animal kingdom to the human kingdom 21,000 years ago are still at the stage of barbarism. That other old Souls causalized on another planet, perhaps even in another system. Yogananda, in chapter 43, gives many precise details , in his “ utobiography of a Yogi”. This would explain the very different outlooks on life that we can have, despite our education or university degrees.
Until communication is established, saying, "Although I am not yet conscious in my causal envelope, I am a potential living Soul" is a mantra that gives hope.
The sense of responsibility you feel is the first sign she gives you of her presence in you.
JOY is another because it is its natural state. It is from it that we get ours. Happiness is a state of being of the personality that is necessarily difficult to feel permanently, since life is perpetual movement, dual and constantly changing. Therefore, it can only be superficial and transitory.
BLISS is the state of being of the mind as yet most unexperienced.
Knowing, for example, that we all have this causal body, and that one day we will all live as an incarnate Soul, that we will all be liberated and enter into Unity, can be a source of great joy. And this joy has nothing to do with astral satisfaction. It is a permanent state of being, a guarantee of security and therefore serenity. When we stop resisting what is and with gratitude we welcome with faith what comes, knowing that the Soul only wants our good, we can only feel immense peace.
As if the Soul were lifting us above all duality and freeing us from all dependence on forms. We think of ourselves as this, as that, and we identify with what we believe ourselves to be, but all impression, all identification is transient and without reality for a liberated Soul. Being is non-dual, the Soul is non-dual. Be who you truly are, and your world will change. You have nothing to change. Nothing to add. You are a Soul, you are enough. We just have to burn our personalities in the great bonfire of the Soul so that it can illuminate our bedridden selves.
And to achieve this, the only thing to improve is our way of Loving. For it is undoubtedly through the purity of our way of loving that we best verify where we are, to what extent we live, finally, in it as it has always lived in us.







